Cuit-Cuit » 2010 » février

sur les menus dégustation

vendredi févr. 26, 2010

à propos du restaurant des Sources de Caudalie, lorsqu’il a ouvert sous la direction de Didier et Marie-Louise Banyols:

La Grand’Vigne, le restaurant gastronomique de l’établissement, semble ne pas avoir cédé aux sirènes du menu-dégustation. Il parait que cette fantaisie à rallonges est une invention de la Nouvelle Cuisine. Il paraitrait aussi que la clientèle peu coutumière des restaurants “gastronomiques” l’apprécie. Renouer ainsi avec les fastes d’antan et ses repas interminables en servant des micro-portions? Ou façon, toute petite-bourgeoise, d’en avoir pour son argent, avec l’impression de faire deux repas pour le prix d’un? Quoiqu’il en soit, l’aventurier du goût que je suis, s’élève contre cette pratique et crie “halte-là !”. L’aventure, d’accord, mais est-ce raisonnable d’aller se jeter sur le parcours d’une avalanche pour jouer les fiers-à-bras? Car ces menus, à l’exception de quelques uns particulièrement bien composés qui vous entraînent sans cahots dans leur histoire (et, dieu merci, il en existe, sinon je serais mort étouffé depuis longtemps… je ne suis pas encore allé goûter le menu tapas de Ferran Adriá d’elBulli, en Catalogne), sont de parfaits anesthésiants des papilles par saturation. Comment parvenir à distinguer les accords qui composent un plat et ceux, plus ou moins subtils, qu’il tresse avec le vin, dans ce train d’enfer où les assiettes succèdent aux assiettes et les saveurs s’empilent sur les saveurs?

Saint Laurent et Saint Honoré, priez pour nous, pauvres mangeurs…

publié dans L’Amateur de Bordeaux n°65 (septembre 1999)


les blogs ne sont plus à la mode (paraît-il)

lundi févr. 22, 2010

Bonne raison pour miam-miam de lancer le sien !

Depuis sa naissance le site miam-miam a été alimenté par une lettre plus ou moins mensuelle envoyée à ses abonnés d’abord par fax, avant qu’Internet existe vraiment, ensuite par mèl. À un moment la charge a été trop lourde. Pour différentes raisons… J’ai cherché longtemps une solution : ce sera un blog dénommé Cuit-Cuit, en clin d’œil ironique à Twitter, et nous serons trois, Sébastien Demorand, Éric Roux et moi-même, Bénédict Beaugé, à l’alimenter pour essayer, toujours, de parler de la cuisine autrement.

Il y aura des recettes, il y aura des prises de tête gastronomiques, des gazouillis divers, de belles images, de la musique, des clins d’œil alimentaires, des récits de voyages, de la critique qu’on essayera de faire autrement, des cuisines populaires, un feuilleton littéraire.

Pour être donc au courant de l’actualité de miam-miam au jour le jour et pouvoir intervenir, rendez-vous donc sur

www.cuit-cuit.fr

un lien permettra d’y accéder aussi directement depuis miam-miam , site sur lequel vous retrouverez toutes les archives du blog organisées différemment.

À bientôt, donc !